Cyrielle Hariel, Marraine de la Fête des Possibles !

La Fête des Possibles 06-09-2017

C’est possible de tendre la main pour mettre de l’humanité là où il y a de la vulnérabilité. Les possibles sont existants, et même déjà bien en marche ! « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » Mark Twain. Rencontre avec Cyrielle :

Cyrielle, qu’est-ce qui, dans votre parcours, vous a amené à vous engager dans la voie des solutions ?

C’est lorsque je débutais ma nouvelle vie, cette renaissance en juillet 2014 suite à ma rencontre avec l’une des ethnies les plus persécutées au monde, les Rohingya au Bangladesh et mon opération cardiaque liée à cette mission humanitaire que j’ai découvert un panel de « changemakers » (acteurs du changement, NDLR), porteurs de solutions durables et innovantes. Leur point commun est d’inclure cette dimension sociale et environnementale à leur business model, que demandez de plus, l’inspiration se trouvait devant mes yeux !

Ce voyage à l’autre bout de la Terre a contribué à me sauver littéralement la vie. Il m’a permis de me déceler une pathologie cardiaque comme celle d’être née malformé (comme une naissance sur cent). J’étais partie interroger ceux qui sont dans l’ombre et qui pansent les maux de notre société dans ce contexte humanitaire, c’est alors que mettre en lumière les personnes qui changent notre monde m’est apparu comme une évidence.

On ouvre les JT avec ceux qui creusent les fossés, ceux qui tuent, assassinent ou encore ceux qui corrompent notre société. Voir le verre à moitié plein est ma philosophie, j’ai ainsi trouvé plus inspirant et évident de rencontrer des personnes qui trouvent des solutions, cela avait plus de sens et ça résonnait avec mon histoire…

Pouvez-vous nous en dire davantage sur votre Possible : donner du temps en bas de chez soi pour aider les réfugiés, et lutter contre le dérèglement climatique ?

Je m’inspire au quotidien de la citation de Mark Twain, devenu une sorte de mantra : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».

C’est possible de vouloir aider cette ethnie située entre le Bangladesh et la Birmanie en commençant par faire savoir cette injustice déplorable qui s’y passe. En tant que journaliste, j’en profite lorsque j’anime des conférences comme cet été au Domaine de Longchamps de la Fondation Goodplanet où l’on parlait des réfugiés, ou encore par le biais des réseaux sociaux… Retourner sur le terrain et revoir cette ethnie est dans le top de ma « To do list » ! Avis aux ONG et institutions… Je suis là !

Concernant mon engagement climatique, il passe déjà par l’assiette, je suis végétarienne voire presque vegan. En plus de l’éthique animale, je rejoins la philosophie du capitaine Paul Watson : quand on sait que 70% des terres agricoles sont destinées aux élevages de bétail et que par ailleurs plus de 800 millions de personnes souffrent de la faim, diminuer la consommation de viande rouge fait sens… Et je vous assure que manger uniquement des fibres depuis presque 4 ans c’est possible en étant sportive et en ayant de l’énergie au quotidien ! 😉

Pourquoi avez-vous répondu ‘oui’ pour être Marraine de la Fête des Possibles ?

Cette initiative fait sens. Notre société est gorgée de solutions, il est temps de les montrer, de les partager et de les rencontrer ! Tout est possible ! Manger bio, soutenir notre économie locale, s’habiller plus éthique, se déplacer de manière plus propre, etc. Tous les projets de votre Fête résonnent avec la citation de Mark Twain. Notre société est plus collaborative, elle a une vision à long terme, c’est notre espèce qui est en danger, pas notre planète ! Allons-les rencontrer ! Bravo !